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sur le site de la

Paroisse réformée de Nods !

 


Avis aux paroissiens

Pour donner suite aux décisions prises par le Canton de Berne, le Conseil Fédéral et des Églises réformées Berne-Jura-Soleure dans le cadre des mesures de protection du Coronavirus, toute activité paroissiale est annulée. De plus amples informations se trouvent sur la page www.lac-en-ciel.ch

 

Par contre, la pasteure Solveig Perret-Almelid reste à disposition pour des entretiens téléphoniques, au 078 956 76 84.

 

Pour d'éventuels services funèbres, un pasteur remplaçant officiera, car la pasteure est en confinement selon les décisions du Conseil Fédéral concernant les personnes au-dessus de 65 ans.


Donne-moi de l'humour

Photo par LOGAN WEAVER

Seigneur,

accorde-moi... une bonne digéstion

et aussi quelque chose à digérer.

Accorde-moi la santé du corps

et aussi de savoir le conserver au mieux.

 

Seigneur,

donne-moi une âme sainte

qui garde les yeux ouverts sur la beauté et la pureté,

afin qu'elle ne s'épouvante pas en voyant le péché,

mais qu'elle sache redresser la situation;

une âme qui ignore l'ennui,

le gémissement et le soupir.

Ne permets pas que je me fasse trop de souci

pour cette chose encombrante que j'appelle... moi.

 

Et puis, Seigneur, donne-moi de l'humour

pour que je tire quelque bonheur de cette vie

et que j'en fasse profiter les autres.

 

Texte par Thomas More


Tu n'es pas seul-e

Aussi certain que l'eau retourne au rivage,

l'oiseau vers sont nid ;

aussi certain que le soleil continue sa course,

aussi certain retournerai-je vers toi,

moi, ton Dieu qui t'aime.

Je ne te laisse pas dépossédé-e.

Je pleure avec toi.

J'essuie tes larmes

avec les manches de ma robe,

je te libère de ce qui enchaîne et empoissonne

ton esprit et tes rêves.

Je viens voyager avec toi.

 

D'après Kate MacIlhagga dans "The Green Heart of the Snowdrop", Wild Goose Books, Iona


Un petit machin

Moustache Dahleb, la plus belle plume tchadienne, a écrit:

L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats  n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.  

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a  aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.  

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et meditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants !

 

 

 

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