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Avez-vous déjà vu un ver luisant?

Le poète Rilke, rencontrant une jeune femme russe lors d’un voyage à Florence,  entend   cette  confidence : alors qu’ils marchaient à l’orée de la forêt: « Je traverse une période très difficile. J’ai honte de l’avouer, mais je suis comme morte ; ma joie a perdu tout éclat, je ne désire plus rien. »

Et Rilke de s’écrier avec une soudaine gaieté : « Un ver luisant, le voyez-vous ? » Sa tête acquiesça. « Et là, un autre ! Un autre, un autre encore, ajouta-t-il pour l’entraîner dans son émerveillement. Quatre, cinq, six… »

La vie est aussi là : six vers luisants.

Lorsque des forces de découragement, de déception et de lassitude nous envahissent nous ne savons peut-être plus apprécier la belle lumière des vers luisants. Pourtant, elles sont bien présentes ces petites lumières comme un signe du ressuscité. Au cœur de vendredi-saint et de la souffrance s’infiltre la lumière de Pâques par des signes de vie même au cœur de ce qui pourrait la diminuer. Ainsi, nous pourrons vivre Pâques en nous laissant surprendre à compter comme des enfants, les vers luisants ; les signes de vie, d’encouragement et d’espérance que notre Dieu pose dans nos vies, même dans nos nuits…

« Il y a une brèche en chaque chose, c’est ainsi que la lumière s’infiltre. »                   Léonard Cohen

 

Stéphane Rouèche

 

 


Prière

Seigneur notre Dieu,
les os brisés, l’agonie, la violence aveugle,
notre monde l’a aussi connu et encore vécu cette semaine.
Nous te prions pour tous ceux qui sont les victimes directes ou indirectes du terrorisme, du trafic d'humains
et de toutes les autres scènes de violence dans notre monde.
Nous te prions aussi pour toutes les victimes de la violence domestique cachée,
qui souvent se passe près de chez nous.
Nous te prions pour tous celles et ceux qui luttent dans les hôpitaux pour sauver le malades.
Nous te prions également pour tous les malades, séparés de leurs familles.
Aide-les toutes et tous à sentir ta présence et ta compassion.
Aide-les à continuer de t’appeler « Père » et à se savoir aimés au milieu de tourmente.

Amen